Trois singes cachant les yeux, les oreilles et la bouche

Atelier : La végéphobie en débat

Date / Heure
Date(s) - 22/02/2018
18 h 00 min - 20 h 00 min

Emplacement
Université Rennes 2 - Villejean


Ouverts à tou-te-s, les ateliers organisés par les Rendez-vous de la question animale ont vocation à faire vivre le débat au sein du mouvement animaliste et à enrichir la réflexion autour de ses enjeux éthiques et politiques. Le 22 février nous vous invitons à participer à un atelier sur la notion controversée de végéphobieà Villejean dans la salle E116.

Vous pouvez vous inscrire à l’événement par email via le formulaire de contact ou alors en vous marquant comme présent sur l’événement facebook. Le nombre de places étant limité, nous vous demandons de vous inscrire uniquement si vous êtes certain(e) de venir.

Au Programme :

  1. Présentation de la notion de végéphobie, des arguments en faveur et contre son utilisation
  2. Travail en petits groupes autour de la notion
  3. Mise en commun / Discussion collective

La notion de végéphobie apparaît pour la première fois dans le manifeste de la Veggie Pride en 2001.
Elle désigne la discrimination vécue par les personnes végétariennes et végétaliennes et a notamment été analysée en France dans une brochure publiée en 2011 intitulée « La végéphobie ou le rejet du végétarisme pour les animaux et la discrimination des personnes végétariennes » par Yves Bonnardel et Sara Fergé.

Elle a pour fonction sociale de dissuader les personnes à devenir végétariennes ou à rester de l’être, dans la mesure où le végéta*isme remet en cause l’ordre carniste et spéciste. De la même manière que l’homosexualité est réprimé car son existence constitue un affront à l’ordre hétérosexiste. C’est justement cette analogie entre végéphobie et homophobie qui est au cœur d’une polémique qui a été très vive sur les réseaux sociaux lors de la veggie pride 2017. Pour les opposants à la notion de végéphobie, les végétariens et véganes ne sont pas victimes d’une discrimination systémique comme les personnes homosexuelles et la comparaison est indécente. Par ailleurs, elle contribuerait à invisibiliser les victimes du spécisme que sont les animaux.


Vous pouvez retrouver le compte rendu.